Le député Jean-Marc Roubaud a posé le 03.08.2010 une question au premier ministre : il s’y inquiétait de la gêne apportée, selon lui, à la pratique des sports mécaniques par l’étendue des zones protégées, zones dont le but est d’assurer l’indispensable protection des espaces naturels.
Les textes législatifs prévoient évidemment que de tels sports ne puissent pas s’exercer à l’intérieur des territoires protégés ; mais ils stipulent également qu’ils ne doivent pas se dérouler trop près de ceux-ci de façon à ne pas avoir d’impact négatif sur la biodiversité ; il s’agit, bien sûr, de ne pas perturber la vie animale dans les sites concernés.
Examinons les faits : en France, les zones protégées bénéficiant du statut Natura 2000 occupent 8.4 % du territoire ; il reste don 91.6 % de l’espace où les activités humaines peuvent s’exercer tout à fait normalement. S’il paraît raisonnable de respecter une zone à la périphérie des espaces protégés, il restera néanmoins 80 à 85 % des surfaces sur lesquelles on pourra réserver des sites pouvant accueillir des sports mécaniques !
Eh bien cela ne semble pas satisfaisant pour notre député qui fait mine de penser que l’appréciation des distances à respecter autour des sites protégés “nécessitera de recourir à des experts spécialisés dans la réalisation d’études environnementales et qui représentera un coût financier insurmontable pour la grande majorité des organisateurs” (de sports mécaniques : Ndlr).
Autre exemple : le 23.11.2010 Monsieur Roubaud pose une autre question écrite à Madame le ministre de l’écologie : il trouve abusive la directive interdisant la perturbation intentionnelle des oiseaux pendant leur cycle de reproduction ou de dépendance. Il met en doute le bien fondé des mesures protégeant entre autres la mésange charbonnière, le rouge gorge et le moineau domestique. Il dit craindre que de telles mesures aboutissent à ce “que soit interdit dans notre pays tout projet économique, et notamment des projets de centrales hydrauliques, tant privés que publics, développant une énergie renouvelable, dont le Grenelle de l’environnement a souligné l’opportunité“.
L’exagération ici confine au ridicule. Et d’ailleurs, Monsieur Roubaud ferait bien de s’intéresser davantage de l’esprit du Grenelle de l’environnement auquel il se réfère pour gérer autrement (exemples concrets à voir) le patrimoine naturel de notre commune…
Fort heureusement les ministères concernés ont fait des réponses adéquates aux questions écrites de notre député : ces réponses, tout en étnt formulées de façon fort diplomatique, recadrent parfaitement le problème : elles incitent Monsieur Roubaud à revoir avec attention les textes en vigueur concernant la nécesssaire protection des milieux naturels.
En conclusion, il est clair que les deux questions écrites de Monsieur Roubaud montrent bien qu’il ignore, ou feint d’ignorer, que ces mesures de protection de la nature qu’il trouve abusives ont été établies après de larges concertations avec d’éminents spécialistes qui, eux, sont conscients du danger que font courir à notre Terre les destructions exercées par l’homme. Nous n’avons qu’une Terre ! Ne la rendons pas invivable ! Et d’ailleurs, la population générale prend désormais conscience que la nature est un bien précieux qu’il est urgent de préserver, non seulement pour nous, mais aussi pour les générations futures.
Pour vous faire une opinion précise de la pensée de notre député, nous vous conseillons vivement de vous reporter aux questions écrites qu’il a posées et aux réponses qui lui ont été apportées :
Question N° 85952 au Premier Ministre
Question N° 93819 au Ministère de l’Écologie